Présentez une petite quantité
Une grande cuillerée d’un aliment inconnu peut prendre beaucoup de place dans l’assiette. Servez-en une petite quantité avec le reste du repas, dans une forme adaptée à l’âge de votre enfant. Santé publique France conseille de proposer à nouveau les aliments refusés sans forcer à manger. Gardez un plat familial que vous avez choisi ; vous pourrez revenir à ce légume un autre jour, cuit autrement ou présenté à côté d’un aliment familier.
Faites une place à la préparation
Avant de passer à table, votre enfant peut choisir deux courgettes au marché, laver le légume ou observer ce que vous coupez. Donnez-lui une tâche précise et surveillée. Il peut mettre les morceaux préparés dans un saladier, sans accéder au couteau ni à la plaque chaude. Dites le nom du légume et ce que vous en faites. Cette participation ne l’engage pas à finir son assiette une fois le repas servi.
Parlez de la texture ou de la cuisson
Vous pouvez décrire ce que vous mangez : « Celle-ci est tendre », « J’ai mis un peu de citron ». Laissez votre enfant donner son avis sans lui demander de justifier chaque refus. Évitez de conditionner le dessert à une bouchée, ou de lui demander de manger pour vous faire plaisir. Le guide de Santé publique France invite à respecter sa faim et à éviter ce type de marchandage autour de la table.
Gardez une trace de ce qui a plu
Dans votre liste de repas, notez la préparation appréciée : carottes en soupe, courgettes en petits morceaux, par exemple. Vous pourrez la refaire sans chercher une nouveauté à chaque dîner. Si vous vous inquiétez de la variété de son alimentation, de sa croissance ou de difficultés à manger, demandez conseil à son médecin. Apportez quelques exemples de repas pour expliquer la situation ; vous n’avez pas à la résoudre seul en cachant des légumes dans tous les plats.
Une proposition peut s’arrêter à la découverte
Vous servez une petite portion de courgettes et votre enfant la repousse. Vous pouvez nommer le plat puis continuer votre repas : « Ce soir, je les ai faites au four. » Il peut regarder, sentir ou vous demander ce que vous avez ajouté. Répondez à sa question sans relancer une demande de bouchée après chaque phrase. Au prochain repas où vous cuisinez ce légume, vous pourrez le proposer de nouveau.
Santé publique France conseille de laisser plusieurs occasions de se familiariser avec un aliment et d’éviter de forcer. Elle rappelle aussi que les récompenses et les punitions liées à ce que l’enfant mange entretiennent la pression au repas. Gardez les règles de table que vous avez choisies, comme rester assis pour manger, sans négocier le contenu de chaque cuillère.
Changez un détail pour savoir ce qui lui plaît
Votre enfant apprécie un légume en soupe mais laisse les morceaux ? Vous pouvez garder cette préparation dans vos menus et lui proposer une autre forme un autre jour. Demandez ce qui le gêne avec des mots concrets : trop chaud, peau dure, morceaux gros ou sauce qu’il n’aime pas. Il n’aura pas forcément une réponse précise ; son commentaire peut toutefois vous aider à préparer le prochain essai.
À plusieurs adultes, échangez ce que vous avez observé : la préparation proposée et ce qu’il en a fait. Évitez de résumer par « il ne mange aucun légume » après un seul repas difficile. Ces notes vous aideront aussi à décrire la situation au médecin si vous vous inquiétez, en distinguant quelques refus d’une difficulté plus large à s’alimenter.

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